Labour Productivity and the Distribution of Real Earnings in Canada, 1976 to 2014
Cite this report as:
Uguccioni, James, Andrew Sharpe, and Alexander Murray. 2016. “Labour Productivity and the Distribution of Real Earnings in Canada, 1976 to 2014.” CSLS Research Report 2016-15. Ottawa: Centre for the Study of Living Standards. https://csls.ca/research/labour-productivity-and-the-distribution-of-real-earnings-in-canada-1976-to-2014/
Abstract
Résumé
Canadian labour is more productive than ever before, but there is a pervasive sense among Canadians that the living standards of the ‘middle class’ have been stagnating. Indeed, between 1976 and 2014, median real hourly earnings grew by only 0.09 per cent per year, compared to labour productivity growth of 1.12 per cent per year. We decompose this 1.03 percentage-point growth gap into four components: rising earnings inequality; changes in employer contributions to social insurance programs; rising relative prices for consumer goods, which reduces workers’ purchasing power; and a decline in labour’s share of aggregate income. Our main result is that rising earnings inequality accounts for half the 1.03 percentagepoint gap, with a decline in labour’s income share and a deterioration of labour’s purchasing power accounting for the remaining half. Employer social contributions played no role. Further analysis of the inequality component reveals that real wage growth in recent decades has been fastest at the top and at the bottom of the earnings distribution, with relative stagnation in the middle. Our findings are consistent with a ‘hollowing out of the middle’ story, rather than a ‘super-rich pulling away from everyone else’ story.
La main-d’œuvre canadienne est plus productive que jamais, mais un sentiment généralisé persiste chez les Canadiens selon lequel le niveau de vie de la « classe moyenne » stagne. En effet, entre 1976 et 2014, le salaire horaire réel médian n’a augmenté que de 0,09 % par année, comparativement à une croissance de la productivité du travail de 1,12 % par année. Nous décomposons cet écart de croissance de 1,03 point de pourcentage en quatre composantes : la hausse de l’inégalité salariale; les variations des cotisations des employeurs aux programmes d’assurance sociale; la hausse des prix relatifs des biens de consommation, qui réduit le pouvoir d’achat des travailleurs; et un recul de la part du travail dans le revenu global. Notre principal résultat est que la hausse de l’inégalité salariale explique la moitié de l’écart de 1,03 point de pourcentage, le recul de la part du revenu du travail et la détérioration du pouvoir d’achat des travailleurs expliquant l’autre moitié. Les cotisations sociales des employeurs n’ont joué aucun rôle. Une analyse plus poussée de la composante d’inégalité révèle que la croissance des salaires réels au cours des dernières décennies a été la plus rapide au sommet et au bas de la répartition des salaires, avec une stagnation relative au milieu. Nos constats concordent avec une explication de type « évidement du milieu » plutôt qu’avec une explication où les « très riches se détachent du reste ».